Le Zoo d’Amnéville parle “d’une erreur rapidement corrigée” pour la mort d’Olaf

Le vétérinaire du Zoo d'Amnéville sort du silence à propos d'Olaf

 

Le zoo d'Amnéville « Blessés par les accusations »

Silencieux depuis le déferlement médiatique autour de prétendues mauvaises pratiques dans la gestion des animaux morts, celle d’un ours blanc en particulier, le zoo d’Amnéville a décidé de réagir. À travers un communiqué, le vétérinaire en chef du parc défend son équipe.

Olaf est mort en juillet 2018. Depuis lundi, son décès sucite émoi et colère suite à un article de France Bleu à propos de la "mauvaise" gestion de la dépouille de l’animal. Des sources leur ont affirmé que le zoo d’Amnéville avait cherché à s’en débarrasser dans une déchetterie pour éviter de payer le prix de l’équarrissage.

Le vétérinaire en chef du parc zoologique, Alexis Maillot, a donné un communiqué afin de clarifier la situation rapport le Républicain Lorrain. Il s'agit ici d’une erreur rapidement corrigée : « Pensionnaire du parc zoologique d’Amnéville depuis mars 1999, l’ours polaire Olaf est décédé le 25 juillet 2018 à l’âge de 31 ans. L’autopsie pratiquée immédiatement par mon équipe et moi-même a permis de révéler des insuffisances cardiaques et rénales », assure le professionnel renommé dans le milieu. « Les anti-inflammatoires utilisés depuis quelques années pour soulager son arthrose ont pu favoriser l’insuffisance rénale. Quant à l’insuffisance cardiaque, elle est imputable à son grand âge. »

Il précise ensuite « que la canicule sévissait dans la région » et que « le corps a été stocké dans une chambre froide destinée aux restes d’aliments osseux et carnés, en attendant l’équarrisseur. Le 26 juillet, le cadavre a été emporté, par erreur, par l’entreprise chargée d’évacuer ces déchets. Arrivée au centre de traitement des déchets, l’entreprise s’est rendu compte de la méprise et le corps de l’animal a été immédiatement rapporté » au zoo.

Stocké à nouveau en chambre froide, « il y est resté jusqu’au passage de la société d’équarrissage le 30 juillet. Ce jour-là, le cadavre a été emporté dans son entièreté », coupant court à toute polémique, quand bien même la découpe des animaux, notamment les plus gros, fait partie des missions de l’équipe.

Autre mise au point sur les morts de l’otarie Watson et d’un gorille jugées suspectes par certains : « Quant au décès d’autres animaux pour lesquels le service vétérinaire a été mis en cause, les causes de la mort ont été établies avec précision par les autopsies et n’avaient rien à voir avec les erreurs évoquées. » Une source de France Bleu citait une erreur d’anesthésie.

« Le parc zoologique d’Amnéville, comme toutes les organisations du même type, est soumis à des contrôles sanitaires réguliers menés par les services compétents de l’État. À l’issue du dernier rapport d’inspection, l’agrément sanitaire a été renouvelé fin 2018 », prolonge le professionnel.

« Blessés par des accusations non-fondées et non-vérifiées », le service vétérinaire du parc et Alexis Maillot assurent enfin que « le souci du bien-être des pensionnaires du zoo est essentiel pour nous et son respect fait honneur à sa profession ».