Covid-19 en Allemagne : hausse des contaminations en plein déconfinement

Les masques obligatoires dans les transports en Allemagne

 

La crainte d’une deuxième vague émerge

L'Allemagne a commencé à se déconfiner. Dans le même temps, elle constate une hausse des contaminations. Les Allemands doivent aussi emprunter les transports avec leur masque.

De nombreux magasins ont rouvert leurs portes lundi 20 avril 2020 en Allemagne, première étape d’une longue opération de déconfinement. Un processus « fragile » avait prévenu Angela Merkel.

Aux frontières de l’Est de la France, en Lorraine et en Alsace, les flux frontaliers sont toujours réduits au strict minimum pour le travail et certaines entreprises demandent toujours aux frontaliers de rester chez eux.

Selon les derniers bilans, le pays observe en ce moment une légère recrudescence de l’épidémie de coronavirus.

Alors que le déconfinement est en cours, il est désormais obligatoire de porter un masque dans les transports en commun du pays.

Dans la Sarre, land voisin du Grand Est, le masque est même obligatoire depuis ce lundi 27 avril dans les transports, magasins et lieux publics.

L’Allemagne a été plus épargnée que la France depuis le début de la crise. Mais, le virologue Christian Drosten, premier spécialiste à avoir crée un test de dépistage, craint une seconde vague plus violente. Le virologue de l’hôpital universitaire de la Charité, à Berlin, est à la pointe de la lutte contre le Covid-19 comme il l’était face au SRAS en 2003. C’est aussi lui qui conseille Angela Merkel depuis le début de la crise.

La deuxième vague pourrait avoir « une toute autre violence » que la première, a-t-il averti sur la chaîne TV publique NDR. « Le virus va continuer à se répandre en Allemagne au cours des prochaines semaines ou mois et cet été », selon l’expert, qui prédit un nouveau départ simultané de cas de Covid-19 « partout en même temps ». « Nous sommes peut-être en train de perdre notre avance » sur le virus, prévient-il.

« Nous nous retrouverons dans des situations où des camions-citernes remplis de désinfectant circuleront dans les rues, car ce sera les seules mesures, désespérées, pour combattre le virus », a-t-il également déclaré dans une interview au journal belge Het Laatse Niews.

Je regrette ce qu’il se passe depuis quelques jours. Nous sommes sur le point de perdre complètement notre avance sur la maladie. Nous sommes l’un des rares pays au monde où le nombre d’infections diminue.