Vague de haine sur internet contre les malades du Grand-Est transférés à Angoulême

La haine renait, comme en temps de guerre

 

"Les Alsaciens reviennent, comme en 14/18 et 39/45"

Les transferts de patients du Grand-Est atteitn du coronavirus attise la haine et la peur ailleurs en France, déclanchant des propos haineux que l'on avait plus entendu depuis la dernière guerre.

Dimanche matin, un TGV médicalisé a quitté la gare de Mulhouse avec à son bord douze malades du coronavirus jusqu'alors pris en charge au GHRMSA, direction la Nouvelle-Aquitaine, et plus précisément les hôpitaux de Poitiers, La Rochelle, Niort et Angoulême rapporte l'Alsace.

Malheureusement, l'arrivée de deux malades alsaciens dans la capitale charentaise n'a pas vraiment plu aux locaux, et c'est peu de le dire : une vague de commentaires peu amènes a déferlé sur les réseaux sociaux, mêlant bêtise crasse et relents de complotisme : "Les Alsaciens reviennent, comme en 14/18 et 39/45", "Je suis d’accord de désengorger les hôpitaux mais pas chez nous", « laissez-les chez eux » ou encore "Merci l’état, vous avez trouvé la bonne solution pour contaminer tout le monde"...

Les rédacteurs du média "Charente Libre" s'en sont émus et ont tenté d'expliquer, chiffres à l'appui, l'importance de la solidarité entre régions en ces moments difficiles. Pas sûr, cependant, que cela fera changer d'avis aux détracteurs de ces transferts...